Quantcast

Lundi 20 juin 1 20 /06 /Juin 21:08

Je rêve que Slinkachu quitte les rues de Londres pour distiller sa petite poésie urbaine à Paris. Pour l'instant ce n'est qu'à Londres que vous pourrez admirer avec un peu de chance et une attention toute particulière, les créations de l'artiste photographe, ou dans un livre intitulé "Little people in the city".

 

little-people-city.jpg

Depuis 2006, Slinkachu met en scène des figurines miniatures au détour d'une rue. Scène du quotidien en milieu urbain, version liliputien dans un décor grandeur nature. Après les avoir mises en scène et avant de les abandonner, Slinkachu les immortalise en les photographiant :  un plan élargi dans le décor et la miniature apparait aspirer, noyer dans l'effroyable immensité urbaine. 

Un plan zoomé et cadrage rapproché et revoici la mise en scène qui nous apparait différemment. A la fois très proche d'une certaine réalité et très loin par le filtre onirique que Slinkachu nous propose comme pour mieux voir. 

Je pense notamment à cette représentation d'un homme et d'une femme qui rentrent dans un paquet de cigarette tel un repaire au milieu de nulle part. Comme cet homme en sang dévoré par une mouche. Notre perception est bousculée, la mouche se transforme un instant en aigle dans notre esprit. Ou comme ces figurines qui ont l'air d'apparaitre en plein travail de labeur dans les champs. Sur la suivante, le cadrage s'élargit et apparait le parc dans lequel elles étaient mises en scène. Je pense aussi à cette mise en scène de ces hommes sur un bateau de sauvetage, intitulée "After the storm" qui; replacée dans un champ élargi, dévoile la flaque d'eau qui fait office de mer. 

Tout dans ce qu'il met en scène avec ce jeu d'échelles, nous ammène à réflechir sur l'espace urbain, notre façon de vivre la ville. Ces mises en scène sont souvent fantaisistes, teintées d'ironie ou de douceur, parfois violentes par la solitude qu'elles dénoncent. Toutes ont le mérite de bousculer notre perception. Slinkachu agit comme un magicien, il réinvente comme par enchantement un nouveau langage urbain du quotidien.

Par Bab's - Publié dans : Livres - Communauté : SOIF DE LIRE...
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 13 juin 1 13 /06 /Juin 13:34

La régularité reste à désirer sur le Zinc et il s'est bien entendu passé beaucoup de choses ces dernières semaines....Il serait un peu dur de tout résumer alors, allons directement à l'essentiel et partons illico à La Nouvelle-Orléans !

Pourquoi donc?  Parce que de tout temps, elle a été à part, sensuelle, artistique, corrompue, ilôt rebelle de l'Amérique puritaine et que malgré le dernier drame qu'elle a subi, elle tente de se relever, soutenue par une création artistique fascinée par son incroyable sens de survie...

C'est là que se déroule la nouvelle série de David Simon, créateur de la mythique série The Wire, : Treme.  La série raconte le quotidien d'un groupe de musiciens et habitants de la ville, post Katrina, à travers différents personnages, musiciens, restaurateur, avocat... On les suit dans leurs quotidiens, galères, coup de gueules. Pamphlet anti-bush et ambiance jazzy et canaille assurés, la survie passe par la musique et à la fièvre qui l'anime, unique à la Nouvelle Orléans. Tout est dans l'atmosphère, les cadrages et l'empathie de Simon qui livre un tableau entre fiction et documentaire, d'une ville qui ne tient son renouveau qu'à ses habitants. 

 Treme.jpg


Puis, on lit En attendant Babylone d'Amanda Boyden.

 

enattendantbabylone.jpg

Là encore, l'auteure livre un vibrant hommage à La Nouvelle-Orléans, bouillonnante de vie, qui est finalement le personnage principal de ce roman choral. L'auteur raconte le quotidien d'habitants d'un quartier populaire, plus particulièrement de la rue d'Orchid Street pendant une année, une année avant Katrina et le basculement dans le chaos...Là encore, l'auteure saisit une photographie authentique de leurs quotidiens. Elle apporte à ses personnages tellement d'épaisseur jusque dans l'appréhension de leurs petits démons ou défauts, qu'on les suit jusque dans les bars louches qui font tout le charme de la ville pour enquiller verre sur verre et ressortir titubant dans une rue à peine éclairée. Un roman choral qui arrache le coeur comme les bons livres peuvent le faire.

Et pour les amateurs de bd, le quatrième tome de Blacksad qui conte les célèbres enquêtes du détective chat : L'enfer, le silence, se déroule dans une Nouvelle-Orléans des années 50. Bastion dans laquelle la musique tient une place essentielle. L'ambiance enfumée, crapuleuse et fascinante des bas quartiers, tout comme l'effervescence du Carnaval sont subliment bien retranscrits par une palette de couleurs chaudes, hypnotiques : un vrai régal pour une intrigue musclée de Blacksad à la recherche d'un musicien perdu.

 

blacksad.gif

 

Par Bab's - Publié dans : Livres - Communauté : SOIF DE LIRE...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 20 février 7 20 /02 /Fév 17:01

Un dimanche après-midi à Londres, plus précisément dans le East End à Brick Lane, le quartier idéal pour une promenade en plein coeur du street art. Point de départ, devant le Old Spitafields Market (station Liverpool street) où la semaine dernière, grâce à deux accolytes du Zinc installés sur place, on a pu savourer la douce fantaisie et excentricité du quartier.

Pour avoir un guide hors pair, il faut retrouver Gary d'Alternative London, passionné de Street Art qui se fera un plaisir de vous expliquer, toute l'histoire des artistes exposant sur les murs du quartier. On y retrouve Jef Aerosol, artiste français et grande figure de la scène pochoiriste, ou encore Roa, artiste de rue d'origine belge, qui élabore en noir et blanc des dessins d'animaux à très grande échelle, Boxi, artiste berlinois, Stik, Xoox, et bien d'autres artistes des quatres coins du monde, tous talentueux. Certains dans une demarche purement artistique, d'autres dont l'acte est autant créatif que militant.

Bientôt la fin de l'après-midi : l'heure de rallier un pub et de finir la soirée dans un des cinquantes restaurants indiens du quartier. Pimenté, coloré, décalé, foisonnant de créativité : coup de coeur pour ce quartier londonien.

 

 

                                                       2010-2011-4040-copie-1.JPG

                                                              Jeff Aerosol

 

 

2010-2011-4126.JPG                                                       

Boxi

 

 

 

                                           2010-2011-4058-copie-1.JPG

                                                                    Roa

 

 

                                          2010-2011-4057.JPG   

                                                               Stik

      Pour se plonger davantage dans l'univers du Street Art, Taschen publie un livre qui semble vraiment intéressant : " Trespass: une histoire de l'Art urbain illicite"

Mais allez aussi par exemple, faire un tour sur le site "London street art"   ou l'excellent et indispensable blog français spécialisé sur le street art : "Stencil history x"

 

Par Bab's - Publié dans : Sorties - Communauté : l'art pour tous
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Présentation

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés