A la lecture des derniers billets du Zinc, on pourrait s'imaginer que j'ai été prise d'une frénésie de sorties et que je n'ai fait que voyager, ce n'est pas tout à
fait exact...Quoique.
Je suis partie à la découverte d'une Belgique délirante avec Nicolas Ancion et
ses "ours qui n'ont pas de problème de parking";
j'ai parcouru les ruelles de Rome sous la canicule tenace d'un mois d'août sanglant avec Gilda Piersanti pour "Bleu catacombes", le troisième volet de la série "Les
saisons meurtières";
j'ai découvert Guernesey après la guerre avec le délicieux et si acclamé "Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", petite ode à l'amour des livres,
qui dans un genre tout à fait différent m'a fait penser avec une douce mélancolie au mythique "84 Charing Cross road"...
Et je suis en ce moment même à Shanghai entrain de lire "Vingts fragments d'une jeunesse vorace"
de Xiaolu Guo, l'histoire d'une jeune narratrice de 20 ans, assoiffée de découvertes, confrontée aux paradoxes d'un pays qui n'avance pas aussi vite que sa
jeunesse.
Tout cela ressemble étrangement à un tour du monde...
Et c'est pour ça entre autre, que le plaisir est toujours aussi intense à la lecture d'un livre, car c'est toujours, la promesse d'une évasion vers un autre
monde...
Quelle sera la prochaine destination? Il y a de forte chance pour que cela soit au bled, un retour "Au pays", main dans la main avec Tahar Ben Jalloun...Peut être
que je ferais ensuite escale en Norvège pour me rafraîchir les idées avec Hugo Boris et "La délégation norvégienne"...
Si vous voulez sortir des sentiers battus, des petits compléments d'infos pour votre book trip en allant par ici :
Découvrir le blog de Nicolas Ancion
L'univers de Gilda Piersanti,
Les multiples coups de coeurs pour "Le cercle littéraire des amateurs de patates" sur blog-o-book
le site de Xialu Guo
En savoir plus sur Tahar Ben Jalloun...
Qui est Hugo Boris?
Par Bab's
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Le temps s'est drôlement emballé ces dernières semaines...Cette année, Rolland Garros ne m'a laissé aucun répit; le visionnage des courts métrages prend du temps et
la soirée du 25 juin approche à grand pas... Ma pile de livres s'entasse et je la regarde avec une envie boulimique de
tout lire d'un coup et la frustration de devoir faire un choix sur un livre plus qu'un autre.
Et puis il y a eu Barcelone le week end dernier avec mes deux accolytes "zinKeuses".
Et Barcelone a tendance à faire basculer l'espace temps. Il faut bien une semaine pour reprendre ses esprits et son rythme parisien.
On n'oublie pas si facilement cette atmosphère, ce soleil, cette vraie énergie "créative" qui grouille à chaque coin de rue.
Ca swingue vraiment sans que cela soit excessif, car c'est juste une façon de vivre et d'être.
Il y a des vraies "gueules" là-bas. Des hommes ou des femmes qu'on croise, qui racontent une histoire rien qu'en les regardant. Un cliché ? Même pas
vraiment...
Alors bien sûr, le soleil invite aux flâneries sans fin dans les rues du Barrio Gotico et de La Ribera. L'architecture follement audacieuse de Gaudi est un plaisir des yeux surtout dans le parc Guell. On aime se perdre dans les jardins du Montjuic à l'approche de la Fondation Miro, un moment délicieux pour découvrir le parcours de l'artiste. Le marché Boqueria émoustille les papilles...Et Les bars à tapas ? des moments de
discussions sans fins ponctués de fous rire enivrants autour de "patatas bravas" et autres petits plaisirs gustatifs.
Cette ville, c'est le sud qui sent l'odeur du sel, de la musique, des créateurs qui s'éclatent et qui osent, malgré la crise
qui sévit aussi et surtout en Espagne. Barcelone sent bon une audace optimiste et désinvolte qui invite à l'insouciance.
Clin d'oeil jusque dans la pub.
Pour Schweppes, nous, on a une Nicole Kidman en poupée de cire qui est censé nous faire saliver avec ses moues inexpressives. En Espagne et à Barcelone, l'heure est à la fête et Dr House joue un
rock endiablé avec sa bouteille...Et oui, tout est question "d'état d'esprit"!
Si Barcelone devait prendre vie sous une forme en particulier, peut-être qu'on l'imaginerait comme une sculpture de Miro...
ou plutôt
comme ça :
A la fois élégante et excentrique, farouchement rebelle comme cette sculpture inattendue, accoudée à un balcon.
Quelques bonnes pioches de "Zinkeuses" :
Pour faire une pause goûter vers 18h, à l'heure espagnole évidemment: Le Textilcafé, le café du musée du Textile, situé dans une cour qui ressemble à un décor de théâtre
hors du temps.
Le Café Babel: pour commencer la soirée en douceur en sirotant une caipi ou une sangria sur la petite place.
Le Cometacinc, un bar à tapas très chouette dans le Barrio Gotico où on déguste des tapas jusqu'à plus d'une heure du matin, évidemment!
Autre petit clin d'oeil également, Le Sensi, tenu par une équipe de jeune trentenaires français et catalan très sympathiques. Ici on salue le mélange des cultures et des
saveurs et si on ne peut se passer de tapas, ils en proposent également!
D'une manière générale, Barcelone regorge de milliers de petits spots tous aussi agréables les uns que les autres, il n'y a que l'embarras du choix.
Par Bab's
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Après notre périple bruxellois, nous nous arrêtons quelques heures à
Bruges, celle que l'on surnomme "La
Venise du Nord". Elle porte bien son nom, cette belle demoiselle. Mais quelle dommage qu'elle soit si connue, si reconnue. Elle pourrait péchée par excès de romantisme, d'une certaine nonchalance
qui lui irait tellement bien, mais les touristes que nous sommes ne lui laissent aucun répit.
Vers 17h, elle redevient pourtant charmante lorsque apparaissent quelques gouttes de pluies et sonne l'heure du dîner pour certains. C'est finalement à ce moment là qu'elle retrouve ces
attraits et qu'elle invite à un décor de film dans le parc du Béguinage ou près du lac d'Amour...
Ces quelques heures dans ses ruelles ont tout de même été bien agréables et pour ceux qui aiment les belles rencontres culturelles, je voulais vous faire partager mon "coup de zinc" sur
L'Absolute Art Gallery et notamment sa programmation du moment.
C'est de sculpture dont il s'agit, plus précisemment la découverte d'un sculpteur belge,
Dirk De Keyser.
De ces sculptures en bronze émanent une formidable énergie, de l'optimisme, du mouvement, une sérénité pour certaines, une sensualité assumée pour d'autres et des pieds de nez plein
d'humour à la vie et à la bienséance artistique teintée parfois de gravité.
J'aime l'histoire qu'il conte à travers ses sculptures : la vie semble une invitation à un jeu et/ou à une réflexion sur la sagesse semble-t-il dire. Enfin, ce n'est juste que mon ressenti très
personnel...Allez sur le site de la Galerie, vous verrez, celle intitulée "La planète" est un véritable coup de zinc.
Et pour vous donner une idée, la seule photo dont je dispose est une sculpture de femme à l'entrée de la galerie :
On finit cette escapade à l'Absolute Art Gallery avec la découverte de l'artiste majeur de la programmation du moment,
Franck Slabbinck, peintre et
sculpteur originaire de Bruges. Des jeux de couleurs fortes et des formes ludiques caractérisent son univers dans lequel semble se glisser des messages à décoder pour nous faire réagir sur
notre monde? De l'imaginaire fantasque de certaines "scènes", il nous ramène à une réalité plus sombre par le biais d'extraits de journaux collés dans sa toile ou des couleurs
étrangement plus ternes...J'ai vraiment aimé son univers.
Franck Slabbinck. "More than i know".
Par Bab's
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